L’embryon humain ne doit pas devenir un matériau de laboratoire

4 février 2013

Communiqué de la Fondation Lejeune

"Après le vote du Sénat en décembre, l’alerte de la Fondation Jérôme Lejeune se confirme : la recherche sur l’embryon sera débattue à l’Assemblée nationale d’ici fin mars, le processus parlementaire est enclenché.

Mme Dominique Orliac, députée du Lot, a été nommée hier rapporteur sur la proposition de la loi visant l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain et les cellules souches embryonnaires humaines. 

Le texte est inscrit à l’ordre du jour de la commission des affaires sociales la semaine du 18 mars, ce qui confirme pour l’examen en séance publique la date du 28 mars, réservée pour la niche parlementaire du groupe radical de gauche (groupe Radical, Républicain, Démocrate et Progressiste - RDPP). 

Une loi qui sacrifiera l’embryon sur l’autel du fantasme. 

Dans l’Exposé des motifs de la proposition de loi n°644 (23 janvier 2013), M. Roger-Gérard Schwartzenberg président du groupe Radical prétend que l’ « on ne peut pas, dans un Etat laïque, confondre article de foi et article de loi ». La formule révèle le fondement idéologique de la demande de recherche sur l’embryon. Pour rappel, M. Schwartzenberg utilisait déjà ce jeu de mots en 2005 pour promouvoir le clonage. Depuis, les promesses se sont écroulées, une imposture scientifique grossière a été révélée et les perspectives de clonage en vue de guérir sont enterrées. 
Aucun scientifique dans le monde ne conteste que l’embryon humain est un être humain. La Fondation Jérôme Lejeune n’a pas d’avis spécifique sur la question ; elle observe et recueille des données scientifiques qui font l’objet d’un consensus absolu. Les promoteurs de la recherche sur l’embryon font le choix de dénaturer l’embryon humain en en faisant un matériau de laboratoire, une chose dont on peut disposer à sa guise. Ce faisant, ils affirment une position qui relève de la croyance : prétendre que l’embryon humain n’appartient pas à l’espèce humaine n’est pas une attitude scientifique. Faire croire que sacrifier l’embryon humain fera progresser la thérapie cellulaire relève de l’irrationnel. Le plus beau démenti a été apporté par un chercheur japonais (Yamanaka) qui n’a pas eu besoin de détruire l’embryon humain pour faire une découverte majeure et obtenir le prix Nobel

Ce négationnisme, qui circule sous pavillon de complaisance scientifique, a pour but d’obtenir l’accès libre et gratuit de l’être humain au stade de son er" data-scaytid="26">1er développement afin de pratiquer des tests de toxicité et du criblage de molécule qu’on ne veut plus faire sur les animaux, âprement défendus par des ligues de protection de la nature. Ainsi la France débattra fin mars de l’opportunité d’autoriser la recherche sur l’embryon quand plusieurs pays investissent des millions de $ dans les cellules iPS, alternative non-embryonnaire porteuse de progrès démontrés. 

Vous trouvez ça normal 

La Fondation Jérôme Lejeune dénonce l’argument éculé et un peu court de l’atteinte à la laïcité. La gauche a-t-elle d’autres ressources intellectuelles que de resservir des jeux de mots qui ont dix ans pour justifier une loi qui ne protégera l’embryon humain qu’à titre dérogatoire et donnera carte blanche à l’ultralibéralisme de la techno-science et du marché. Afin de rappeler l’importance de l’interdiction de la recherche sur l’embryon, la Fondation a lancé une campagne de sensibilisation Vous trouvez ça normal qui rencontre un grand succès (plus de 35 000 cartes commandées).